De nombreux ruisseaux sont secs

Quand de l’eau est prélevée pour produire de l’électricité, des «débits résiduels convenables» sont nécessaires en aval du captage, afin que les cours d’eau restent vivants. Les quantités obligatoires sont déjà fixées à un minimum absolu pour leur survie. Surtout, de nombreuses centrales hydroélectriques n’appliquent toujours pas ces débits minimaux.  


Tout le monde comprend qu’un ruisseau sans eau est inhabitable pour les poissons et autres organismes aquatiques. Réduit à un maigre filet d’eau, il n’est toutefois pas non plus en mesure de remplir sa fonction biologique et physique. En été, l’eau est trop chaude alors qu’en hiver, elle gèle. La boue et les sédiments s’accumulent et la qualité du milieu aquatique diminue pour devenir toxique. La situation est encore aggravée par les conséquences des changements climatiques.  


Depuis 1975, l’exigence de débits résiduels convenables est inscrite dans la Constitution fédérale. Depuis lors, la Fédération Suisse de Pêche se bat pour la mise en œuvre des prescriptions légales et doit faire face à l’opposition des exploitants de centrales hydroélectriques. La population suisse a soutenu les efforts en faveur de cours d’eau vivants lors de plusieurs scrutins. Concrètement, la situation de nombreux ruisseaux et rivières s’est effectivement améliorée. Nous sommes cependant encore loin de disposer de cours d’eau sains, riches en poissons.  


La nouvelle attaque contre les débits résiduels menée par les représentants des exploitants de centrales hydroélectriques impliquerait un retour en arrière fatal, que nous ne pouvons en aucun cas tolérer. Au lieu de réduire les débits résiduels, il faut plutôt les augmenter. Tous les faits et arguments plaident très clairement pour des débits résiduels suffisants.  

 

Documents à télécharger: 

Journal suisse de la pêche, mai 2022 

Journal suisse de la pêche, juin 2022 

Prise de position de la FSP

Communiqué octobre 2012

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