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La FSP et le contre-projet de la CEATE

La FSP se prononce en partie positivement, mais elle exprime aussi de sévères critiques à l'égard du contre-projet que la CEATE du Conseil des Etats veut opposer à l'initiative pour la renaturation « Eaux vivantes ».    

 

La CEATE veut s'attaquer aux effets nuisibles d'éclusée, mais entend de « noyer » les dispositions légales qui régissent les débits résiduels (Photo : La Sarine en aval du barrage de Schiffenen).

Le contre-projet indirect élaboré par la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE) de la petite chambre au sujet de l'initiative populaire de la FSP « Eaux vivantes » ne convainc que très partiellement la FSP et ses partenaires Pro Natura, le WWF et la Fondation pour la Greina. Dans sa prise de position sur le concept de la CEATE, la FSP prend connaissance avec satisfaction du fait qu'il sera donné suite à quelques-unes des revendications essentielles qu'elle pose dans son initiative populaire. Il s'agit  sur le fond des mesures de renaturation, de la réduction des effets nuisibles d'éclusées, de la réactivation du régime de charriage et du financement des mesures de renaturation par des contributions de la Confédération et la taxe supplémentaire perçue sur le coût du transport de l'énergie. La FSP peut accepter qu'on renonce à la création d'un fonds dans la mesure où le financement des mesures énoncées est assuré. Elle considère toutefois que les quelque 60 millions de francs annuels prévus par la CEATE sont « fort chiches » et ne suffiront que dans la phase initiale du projet de renaturation.

Ne pas noyer les prescriptions sur les débits résiduels
La FSP n'est pas du tout d'accord avec l'intention de la CEATE de « noyer » les dispositions de la loi sur la protection des eaux qui régissent les débits résiduels. En effet, il sera possible d'opérer des captages dans les cours d'eau situés au-dessus de 1500 mètres d'altitude contre 1700 mètres aujourd'hui. La FSP craint qu'en cas de forte demande de courant, des captages soient effectués dans de petits voire d'infiniment petits ruisseaux. Elle s'oppose en outre à l'extension du régime de dérogation aux cours d'eau à faible potentiel écologique. Elle redoute en effet que l'assouplissement des règles d'exception conduise à des interprétations par trop généreuses, et de rappeler que les dispositions actuelles sur les débits résiduels ne sont qu'un minimum absolu sous l'angle de l'écologie des eaux et qu'elles devraient être améliorées. Les délais prévus pour la mise en oeuvre des mesures les plus urgentes lui paraissent par ailleurs trop généreux. La FSP exige que la suppression des effets d'éclusées soit réalisée jusqu'à fin 2012 et la réactivation du régime de charriage au plus tard dix ans après l'entrée en vigueur des dispositions en la matière.

Droit de recours : Chat échaudé....
Concernant l'assainissement des cours d'eau, la FSP persiste sur le droit de recours pour les organisations écologistes que postule l'initiative populaire Cette requête n'a pas été intégrée dans l'initiative par caprice, mais elle a été dictée par les mauvaises expériences faites dans l'application de la loi sur la pêche comme de la loi sur la protection des eaux. Que les dispositions régissant les mesures d'assainissement aient été ignorées pendant plus de 30 ans « donne à réfléchir », observe la FSP. Les cantons n'ont pas non plus respecté les délais prévus pour la réalisation des mesures d'assainissement. Fixés au départ à 15 ans, ils ont été prolongés à 20 ans par la Confédération, soit jusqu'à fin 2012. Le droit de recours permettrait aux organisations, si ce n'est d'empêcher de tels manquements pour le moins de les entraver considérablement. Si les délais étaient respectés, le droit de recours  ne serait pas utilisé. Aux cantons donc de faire en sorte qu'il ne faille pas devoir faire usage de ce droit.


En souvenir d'Arnold Martin

Arnold Martin dit « Noldi », membre d'honneur de la FSP, est décédé à Gléresse BE, le 26 juin dernier à l'âge de 82 ans.

Malgré la maladie, Arnold Martin est resté très attaché à son métier de pêcheur jusqu'à un âge avancé. Toujours présent, coiffé de la casquette des marins de l'Elbe et la pipe au bec.

C'était un roc. Les collègues du métier comme les pêcheurs à la ligne de toute la Suisse connaissaient ce solide pêcheur professionnel, accessoirement vigneron à Gléresse sur la rive nord du Lac de Bienne, au visage buriné et à la réplique habile. Ses origines l'ont marqué dès l'enfance. Né le 1er décembre 1925, Arnold a grandi dans une modeste famille de pêcheurs et de vignerons. Dès son plus jeune âge, il a su ce que signifiait lutter pour survivre. Faute de moyens financiers, il n'a pas pu fréquenter l'école secondaire de Douane, le village voisin du sien. C'est avec d'autant plus de détermination qu'il s'est donc lancé sur sa voie professionnelle toute tracée. Il fut le premier pêcheur professionnel suisse à obtenir la maîtrise.      

Toute sa vie, Arnold Martin a aspiré à progresser dans sa profession et il a recherché la perfection. Ses innovations culinaires l'ont fait connaître au-delà des frontières du Seeland bernois. Il avait pour devise de ne pas seulement capturer les poissons, mais de les affiner, c'est-à-dire de les fileter, de les fumer et de les faire frire. Il fut l' «inventeur » du caviar de féra et fut aussi l'un des premiers à livrer ses précieux produits directement aux consommateurs, par exemple à l'occasion de fêtes ou de manifestations de tout genre où la friture ne se limitait pas aux perches mais comprenait aussi les gardons. Dans la logique des choses, il compta au nombre des fondateurs de la Confrérie du Poisson d'Or dont il fut nommé « Poisson d'honneur » après avoir oeuvré de nombreuses années dans le Conseil prévôtal. A côté de cela, Arnold Martin s'est consacré à sa vigne en pratiquant des méthodes anciennes,  puisqu'il méconnaissait l'art de la chimie, selon les dires de son fils Marcel, maître-pêcheur,  qui depuis 1979 dirige l'entreprise familiale selon l'héritage paternel. Arnold s'est voué au métier qu'il affectionnait jusqu'en mai 2007, lorsqu'il a pris le large pour aller pêcher une dernière fois. Un cancer l'a obligé à renoncer à l'exercice de son métier. Ses souffrances ont pris fin le 26 juin dernier.

Il est clair qu'une telle personnalité, ouverte à tout ce qui était nouveau, devait prendre une part active dans l'Association suisse et  l'Association cantonale bernoise des pêcheurs professionnels. L'association bernoise lui a rendu hommage en lui remettant un diplôme d'honneur et l'association suisse a marqué ses mérites en le nommant président d'honneur en 1981. Il a représenté les pêcheurs professionnels aussi bien à la Fédération suisse de pêche FSP qu'à la Fédération cantonale bernoise de la pêche FCBP. La FCBP l'a nommé membre d'honneur en 1979, la FSP dix ans plus tard. Ces nominations n'entendaient pas seulement honorer le pêcheur professionnel dans l'âme qu'était Arnold Martin, mais voulaient aussi marquer les mérites qu'il s'était acquis en s'engageant pour la protection des espèces et des eaux. Lorsqu'il l'estimait nécessaire et indiqué, « Noldi » a toujours dit sans ambages ce qu'il pensait quels qu'aient été ses interlocuteurs. hub          


Scrutin populaire sur le droit de recours

Le PRD veut en découdre : Il veut faire passer à la trappe le droit de recours des organisations à l'occasion de la votation du 30 novembre prochain.

La presse a parlé du « drame du PRD », d'un président du PRD « désespéré » qui, par pur populisme, est prêt à soutenir « jusqu'au bout » l'initiative lancée par les radicaux zurichois pour supprimer le droit de recours des organisations. En réalité, cette initiative combattue jusque dans les rangs du PRD qui veut supprimer sans aucun argument objectif  une voie de recours qui a fait ses preuves en pratique semble être vouée à un enterrement de première classe. Les augures politiques et les médias sont assez concordants à ce sujet. 

Mais attention : Contrairement aux apparences, il ne faut pas du tout sous-estimer les risques liés à cette initiative populaire très bien accueillie dans le camp de la droite. Ce scrutin populaire pourrait offrir à de nombreux citoyens qui se sont sentis un jour « brusqués » par des « Verts », quelle que soit leur véritable couleur ou leur appartenance par ailleurs, le prétexte de  « leur » montrer de quel bois ils se chauffent. Donc, chaque « NON » compte.

La FSP fait partie de l'Alliance de plus de 20 organisations qui s'opposent à l'initiative. Elle ne recommande pas seulement à ses membres de voter NON le 30 novembre, elle les invite en plus à motiver les membres de leur famille et leurs connaissances à la rejeter aussi. En tant qu'organisation jouissant du droit de recours, la FSP a un intérêt majeur à ce que cette initiative, hostile à la nature et à l'environnement, soit purement et simplement balayée. Pour en savoir plus, on peut consulter sur Internet www.verbandsbeschwerde.ch. On peut aussi consulter sur le site de la FSP (www.sfv-fsp.ch) sa  prise de position dans le cadre du contre-projet de la CEATE : documentation > procédures de consultation. 

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