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Les protecteurs des oiseaux sont déboutés

Les protecteurs des oiseaux n'ont pas obtenu gain de cause dans l'action qu'ils ont intentée devant le tribunal administratif de Fribourg en Brisgau contre la campagne d'effarouchement menée l'année dernière dans la colonie nicheuse de cormorans dans l'Untersee (Bas Lac du Lac de Constance).

 

«Il n'a fallu qu'une nuit au tribunal administratif de Fribourg en Brisgau pour constater que la procédure engagée par la présidence du gouvernement du Land du Bade-Wurttemberg contre les grands cormorans du Lac de Constance était légale ». Voilà ce qu'écrivait le journal « Badische Zeitung » le 19 février dernier au sujet de l'action intentée par le Naturschutzbund Deutschland «Nabu» contre la campagne nocturne d'effarouchement des cormorans menée dans la réserve naturelle du Radolfzeller Aachried. Rappelons qu'au début d'avril 2008, les oiseaux nicheurs avaient été chassés de leur nid au moyen de puissants phares halogènes. Leurs oeufs s'étant fortement refroidis de ce fait, les embryons sont morts dans l'oeuf et le but de l'action a été atteint sans qu'il soit nécessaire de recourir à des tirs.

 

En colère contre la mesure de régulation de l'effectif des oiseaux piscivores de la région, que la presse a suivie en direct, le « Nabu » a opté pour la voie judiciaire. Sans succès. Mais les protecteurs de la nature n'entendent toujours pas se déclarer vaincus. Selon André Baumann, responsable du Land en cause, le « Nabu » fera recours contre la décision de Fribourg en Brisgau devant l'instance supérieure, soit la cour administrative de Mannheim. Pour lui, il est clair que la campagne d'effarouchement ordonnée par la présidence du gouvernement  « n'a respecté ni la loi ni la nature ». Les 29 pêcheurs professionnels exerçant à plein temps ou à titre accessoire dans la partie « Untersee » du Lac de Constance sont d'un tout autre avis. Comme leurs collègues pratiquant sur les lacs suisses, ils sont victimes des dommages que les oiseaux au noir plumage causent à leurs captures et à leurs filets et ils sont condamnés à observer à quel point ces concurrents déciment les effectifs de poissons.

 

Entretemps, selon des comptes rendus de presse, la présidence du gouvernement du Land de Bade-Wurtemberg soutient la décision du Parlement européen de mettre en place un plan de gestion européen des cormorans (voir rapport sur l'assemblée générale de l'EAA). Ce qui nous intéresse surtout en Suisse c'est de savoir si l'ordonnance sur les réserves d'oiseaux d'eau et de migrateurs d'importance internationale et nationale (OROEM), toujours en phase de révision, autorisera des mesures comparables d'effarouchement ou de régulation dans les colonies nicheuses, en particulier pour ce qui est du Lac de Neuchâtel.


Le retour de la loutre?

Est-ce que la loutre réapparaîtra dans les lacs et les rivières suisses? C'est la question qui tracasse de plus en plus les amis de la nature et des animaux, ainsi que les pêcheurs à la ligne.

 

Comme l'ours, le loup et le lynx, la loutre (lutra en latin) faisait partie des espèces naturelles de la Suisse. Au cours des deux siècles passés, ces animaux sauvages ont été exterminés « avec succès » par les humains qui craignaient pour leur nourriture et/ou qui recherchaient de la fourrure. Les autorités les ont en partie soutenus dans leur entreprise de destruction. Or ces dernières années, le lynx a fait sa réapparition chez nous, le loup est aperçu régulièrement sur le territoire suisse et même l'ours brun a franchi la frontière verte à plusieurs reprises. Combien de temps faudra-t-il avant que la loutre ne s'ébatte dans nos rivières et nos ruisseaux? Serait-elle déjà là ?

 

Deux loutres aperçues près de Berne

La question est légitime à en croire la récente étude publiée par la fondation Pro Lutra. Si jusque dans les années 80, ce prédateur ne pouvait plus se reproduire chez nous en raison sans doute de la pollution des eaux due aux PCB - les dernières traces de la loutre remontent à 1989 au bord du Lac de Neuchâtel - la situation est nettement plus favorable aujourd'hui. Il n'existe pas de traces concrètes prouvant  à ce jour que l'espèce est de nouveau présente en Suisse, si ce n'est les deux individus qui vivent le long de l'Aar entre Berne et Münsingen. Il s'agit en l'occurrence de la progéniture d'un couple qui s'est échappé en 2005 du parc zoologique Dählhölzli de Berne.

 

Selon l'étude de la fondation Pro Lutra, il est fort vraisemblable que des loutres vivant à l'état sauvage retrouveront le chemin de leur ancienne patrie. Elles proviendront de populations vivant en France dans les alpes de Savoie au sud du Léman, et en Alsace, ainsi que le long de l'Inn au Tyrol ou du Tessin à l'ouest de Milan.

 

La question de la réapparition de la loutre est ouverte

C'est la raison pour laquelle Pro Lutra veut s'en occuper sérieusement et sélectionner systématiquement les emplacements où la réintroduction de l'espèce est envisageable et le cas échéant comment. Même si quelques exemplaires faisaient leur réapparition, les experts ne sont pas du tout certains que cette espèce sauvage trouverait les conditions de vie lui permettant une présence durable chez nous. Il n'est donc pas question, pour le moment en tout cas, de songer à un projet visant à réintroduire l'espèce.

L'étude sur la loutre et d'autres informations de base sont publiées sur le site de la fondation Pro Lutra (www.prolutra.ch), malheureusement seulement en allemand et en anglais.

 

 


L'année 2008 couronnée de succès pour l'EAA

L'Alliance européenne des pêcheurs à la ligne (European Anglers Alliance EAA) a vécu une année 2008 marquée par le succès. L'événement le plus important a de toute évidence été la décision du Parlement européen d'établir un plan de gestion des cormorans.

 

Martin Peter est satisfait: Le plan suisse de mesures cormoran et pêche sert de modèle à l'UE.

Lors de l'assemblée générale 2008, les délégués des organisations nationales membres de l'Alliance européenne des pêcheurs à la ligne ont pris connaissance avec satisfaction du succès que le lobbying du secrétaire général de l'EAA Jan Kappel a enregistré à la centrale de l'UE à Bruxelles. Grâce à ses efforts et à l'appui de l'eurodéputé allemand Heinz Kindermann (SPD), il a été possible - comme on le sait - de faire adopter par le Parlement européen, le 4 décembre dernier, un plan européen de gestion des cormorans.

 

Le modèle suisse

Ce résultat n'était pas encore connu lors de l'assemblée générale ordinaire de l'organisation faîtière des pêcheurs européens à la ligne. La seule chose à être claire était que la Commission de la pêche du Parlement européen présidée par le Dr Kindermann,  vétérinaire, ferait tout pour que des mesures énergiques soient prises contre la prolifération des cormorans. Selon le rapport de Martin Peter, vice-président de la FSP, ce sont surtout les organisations faîtières d'Allemagne et des Pays-Bas, pays hôte, qui ont oeuvré dans les coulisses du lobbying, financièrement parlant aussi. Notre responsable du secteur Protection des espèces, si souvent critiqué, a  éprouvé un brin de plaisir en apprenant que le plan de mesures cormoran et pêche  de notre pays avait tenu lieu de modèle au projet européen. Mais ce que Martin Peter estime particulièrement important est de savoir qui présidera le groupe de travail chargé de concrétiser la décision du Parlement européen. L'EAA y sera représentée par Franz Kohl (Autriche).

 

Cours d'eau alpins et petites centrales hydroélectriques

Les groupes de travail « River » (rivière) et « Sea » (mer) institués par l'EAA il y a une année ont présenté leur rapport. Particulièrement intéressante selon Martin Peter est a mise en place d'un groupe de travail « Alpine Water Task Force » appelé à se pencher sur les problèmes spécifiques liés aux cours d'eau des régions alpines. En feront partie des représentants de la Suisse, de l'Allemagne et de l'Autriche. La collaboration avec la Communauté de travail pêche des pays alpins (ArgeFA) est planifiée.

 

L'EAA s'occupe aussi du dossier des petites centrales hydroélectriques.

Quelques Etats dont l'Allemagne s'efforcent d'optimiser les grandes centrales, alors qu'en Slovénie, en Autriche, en Norvège et en Suède les gouvernements envisagent de promouvoir l'exploitation des petites centrales hydroélectriques. « C'est d'autant plus ridicule que la construction de telles centrales n'est pas conforme à la Directive cadre de l'UE dans le domaine de l'eau » constate Martin Peter. C'est probablement aux tribunaux qu'il appartiendra de décider à quelles conditions ces petites centrales pourraient être construites. Il y a unanimité à l'EAA pour considérer que les petites centrales hydroélectriques ne sont ni économiques ni écologiques.

 

Les finances sont équilibrées

Et pour une fois le rapport sur les finances de l'EAA est positif lui aussi. A la fin de 2007, les comptes présentaient un petit  bénéfice d'environ 3'900 euros dû principalement à la contribution de l'Association européenne des fabricants et grossistes de matériel de pêche (European Fishing Tackle Trade Association EFTTA). Même si entretemps les fédérations nationales de France, d'Italie et de Tchéquie ont réintégré les rangs de l'EAA, l'augmentation de la cotisation de membre sera inévitable à moyen terme.

 

La cotisation annuelle à 40 euros!

L'hôte de l'assemblée générale était l'association Sportvisseri des Pays-Bas. Et voici ce qu'en dit Martin Peter: «Cette association est très importante puisque sur mandat du gouvernement elle gère les questions halieutiques en Hollande et s'occupe des sociétés qui lui sont affiliées. Elle a sa propre émission de pêche à la télévision officielle et publie les trois magazines Visblad, Visionair et VisTV. La pêche côtière et la pêche hauturière sont gratuites, alors que la pêche intérieure est payante. Les droits de pêche sont réservés aux propriétaires fonciers. Les sociétés de pêche peuvent affermer des cours d'eau et les mettre à disposition de leurs membres moyennant un permis de pêche (...). En Hollande les pêcheurs et les pêcheuses  à la ligne sont au nombre de quelque 2 mio, dont 1,1 mio d'hommes (...). Environ 1,5 mio d'entre eux pêchent dans les rivières et les lacs, 0,65 mio sur la côte ou en haute mer. Le poids socio-économique de la pêche se chiffre à 800 mio d'euros et est donc significatif. La cotisation annuelle de membre s'élève à 40 euros ce qui permet d'engager le personnel nécessaire. » Martin Peter termine son rapport en relevant que l'association occupe 45 collaborateurs et collaboratrices et qu'elle peut compter sur le travail bénévole de 1'200 gardes-pêche. (Faute de place, ce rapport n'a pas pu être publié avant. ndr).

 

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