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Un copieux menu concernant la politique de la fédération

L'attestation SaNa, la formation des jeunes pêcheurs, le contre-projet à l'initiative « Eaux vivantes », les oiseaux piscivores, tels furent les objets dont le CD a abondamment débattu lors de sa séance du 4 avril.

 

Les débuts de l'ère SaNa ont été nettement plus difficiles que prévu, notamment en ce qui concerne la remise de l'attestation SaNa aux détenteurs d'un permis de pêche, conformément à la « solution transitoire ». Les nombreuses réactions des pêcheurs et des pêcheuses le prouvent. L'envoi des attestations a été entravée surtout du fait des très nombreux versements, soit à peu près 36'000. Il a fallu renforcer personnellement le secrétariat. Les dossiers en souffrance ont été liquidés entretemps, de même qu'il a été possible de régler dans une très large mesure « les cas difficiles » liés à des adresses lacunaires, des bulletins de versement illisibles etc. On peut comprendre la mauvaise humeur que les retards ont provoqué chez ceux et celles qui avaient payé, mais la vague de demandes qui a déferlé sur le secrétariat permet de les expliquer et par conséquent de les excuser. 
 

Un brevet qui a fait ses preuves
Le Comité directeur a pris connaissance avec satisfaction du rapport intermédiaire que lui ont présenté Ruedi Hauser (FSP) et Hansjörg Dietiker (Edition Jahr), tous deux membres du comité de pilotage de SaNa. Il a été informé sur la situation concernant la formation SaNa lancée à l'échelon national et sur les problèmes qui en résultent pour le réseau de formation des pêcheurs. Il confirme que le Brevet suisse du pêcheur sportif, aussi connu qu'efficace, est le moyen didactique officiel de la FSP pour la formation. La toute dernière édition a été complétée par rapport à la protection des animaux. Le fait que cette publication tient lieu depuis des années de référence à nos voisins de l'étranger prouve son importance. Elle est beaucoup plus complète que les produits que les organisateurs régionaux de cours viennent de lancer sur le marché.

 

Classeur pour la formation
Sous la direction de Philipp Sicher, chargé d'affaires, un groupe de travail comprenant Hans Thoenen FCBP et André Blanc FKZ est en train d'élaborer des documents didactiques à l'attention des formateurs de jeunes pêcheurs et pêcheuses dans les sociétés. Le nouveau classeur devrait remplacer « Le classeur du jeune pêcheur » épuisé depuis longtemps. Le Comité directeur a alloué à cet effet un crédit de projet de 15'000 francs. Autant que faire se peut, on tentera  de réduire  le coût de cette production par des contributions de tiers. Le classeur devrait paraître cette année en allemand et l'année prochaine en français.

 

La FSP estime que des mesures de régulation de la population des cormorans devraient aussi être possibles dans la colonie nicheuse de la réserve naturelle du Fanel sur les rives du Lac de Neuchâtel.

Pétition contre les prédateurs
Le Comité directeur a également pris connaissance avec satisfaction des débats de la CEATE du Conseil national sur la pétition de la FSP contre les oiseaux piscivores.  On se souvient du dépôt au Palais fédéral, en août dernier, de cette pétition munie de plus de 11'000 signatures, qui demande que des mesures efficaces de régulation soient prises concernant le grand cormoran, le harle bièvre et le héron cendré, y compris dans les réserves ornithologiques. Le bon travail de lobbying de Martin Peter, responsable de secteur, et de Thierry Potterat, vice-président, ont permis d'empêcher qu'un « enterrement de première classe » soit réservé à cette pétition.. La commission exige des informations complémentaires de la part de l'OFEV que cet objet semble embarrasser. Un enterrement de première classe a par contre été réservé à la pétition de l'Association suisse de la protection des oiseaux (ASPO), pétition provoquée par la requête de la FSP et qui exigeait l'extension de la  protection des prédateurs. Le Conseil fédéra a classé sans autre forme de procès cette pétition jugée trop vague.

Il faut des améliorations
Les débats de la CEATE ont été moins réjouissants pour ce qui est du contre-projet indirect à l'initiative de la FSP « Eaux vivantes ». C'est surtout l'assouplissement des dispositions régissant les débits résiduels qui est inacceptable. La FSP et l'association  « Oui aux eaux vivantes » espèrent que ce contre-projet sera amélioré lors de son examen par le Conseil national, vraisemblablement  à la fin du mois d'avril.

La FSP se montre par contre très positive à l'égard de l'initiative parlementaire déposée par le président de la CEATE du Conseil des Etats, Filippo Lombardi (PDC TI) et adoptée par la Commission des institutions politiques de la Chambre haute. L'objectif de cette initiative est d'offrir la possibilité d'un retrait conditionnel d'initiatives populaires, c'est-à-dire de permettre aux auteurs d'une initiative populaire de la retirer lorsque le contre-projet qui lui est opposé leur convient, sous condition que ce contre-projet ne sera pas soumis à un référendum. Cette nouveauté importante sur le plan des institutions politiques et démocratiques est un « sous-produit » non négligeable de l'initiative de la FSP. Elle pourrait être « inaugurée » dans le contexte de ladite initiative, ce qui permettrait à la FSP et à ses alliés de s'épargner une coûteuse campagne de votation.


Bilan teinté de joie et de respect

Werner Widmer (65), président de la FSP,  se retire après deux périodes administratives. C'est avec satisfaction et même avec « une grande joie et du respect » qu'il tire le bilan de ses huit années de présidence.

 

Werner Widmer jette un regard empreint de «joie et de respect» sur ses huit ans de présidence de la FSP

JSP: «Lorsque vous avez pris vos fonctions de président, vous étiez un béotien en matière halieutique, mais vous avez rapidement pris pied et vous vous êtes très bien accommodé à votre nouvel environnement. Vous dites dans le rapport annuel 2008  que vous avez la satisfaction de tirer pour la FSP un bilan « qui se laisse voir ». A quoi faites-vous concrètement allusion ?»

Werner Widmer: «L'événement marquant de ma présidence est sans doute le lancement de notre initiative pour la protection des eaux « Eaux vivantes ». Elle a permis à la FSP de démontrer au public que les pêcheurs et les pêcheuses aspirent en premier lieu à protéger et à rétablir l'état des eaux en tant qu'habitats. Nous avons créé par la suite avec Pro Natura et le WWF l'Association « Oui aux eaux vivantes » dont le but est d'assurer à l'initiative l'encadrement utile dans les milieux politiques. Je voudrais aussi mentionner le projet  « Réseau suisse poisson en diminution », la création du Bureau suisse de conseil pour la pêche, les lignes directrices de la FSP concernant l'exploitation piscicole des cours d'eau, l'offensive lancée dans le domaine de la communication par la création du site Internet en deux langues, les News FSP et la Newsletter électronique, l'élaboration des plans de mesures cormoran et la pétition demandant des mesures efficaces de régulation des effectifs d'oiseaux piscivores.

 

 

«Pour l'organisation de milice qu'est la FSP, c'est une histoire à succès... »

«...imputable à son Comité directeur compétent, hautement motivé et dont l'engagement est sans faille. Je suis reconnaissant d'avoir pu travailler avec une équipe de personnalités provenant de différents coins du pays et des diverses régions linguistiques, et je suis content que la FSP ait pu rester une véritable organisation faîtière nationale au sein de laquelle la Suisse allemande n'est pas la seule à donner le ton. J'ai dirigé la fédération avec beaucoup de plaisir mais aussi avec beaucoup de respect pour les prestations des pêcheurs et pêcheuses à la ligne en faveur de la protection des milieux piscicoles.»

 

 

Tout n'est pas réglé
«Il y a encore quelques chantiers, notamment celui de la question des prédateurs qui n'est toujours pas réglée.»

«Ce n'était évidemment pas possible de régler tous les problèmes en huit ans. A l'exemple de celui des prédateurs, on observe qu'il faut s'attaquer à certains problèmes à l'échelle européenne. C'est ce qui s'est passé au sujet du fléau cormoran. On sait que les moulins européens tournent extrêmement lentement. Ils ne sont pas beaucoup plus rapides en Suisse.  Je ne voudrais pas cacher que les contacts avec les  protecteurs des oiseaux ont été quelque chose de particulièrement difficile à vivre. Il est quasi impossible de s'entretenir objectivement avec leurs porte-parole officiels. Espérons que cela changera un jour. Toujours est-il que la révision de l'ordonnance sur la protection des oiseaux devrait en principe  permettre à l'avenir de réguler durablement les effectifs des prédateurs.»

 

 

Conclusion erronée
«La fonte des effectifs des membres est un autre sujet récurrent. Qu'est-ce que la FSP fait faux?»

«Selon moi, la FSP n'est pas la cause de cette évolution. Ce sont d'autres facteurs, par exemple les captures à la baisse, les restrictions halieutiques à la suite de la pollution des cours d'eau aux PCB ou la pitance des oiseaux piscicoles. De nombreux pêcheurs sportifs en tirent rapidement la conclusion erronée que rester membres d'une société et par conséquent de la FSP n'a pas de sens. C'est pourquoi nous multiplions nos efforts de formation des jeunes pêcheurs et pêcheuses qui constitueront la base future de nos effectifs.»

 

«Le recul de l'effectif des membres a des conséquences directes sur les finances de la fédération. Et pourtant malgré les mauvais présages, les comptes annuels 2008 de la fédération se soldent par un bénéfice de plus de 18'000 francs. L'augmentation de la cotisation à l'ordre du jour de l'AD du 9 mai se justifie-t-elle encore ?»

 

«Les comptes 2008 se sont soldés par un résultat positif grâce à la participation financière de l'OFEV  à des projets, à la suspension temporaire de notre contribution au Bureau du conseil pour la pêche et à la réduction de certains honoraires. Il n'en demeure pas moins que les perspectives financières sont dramatiques compte tenu du fait que nous avons perdu un quart de nos membres ces 15 dernières années. Cela correspond à un manque à gagner d'environ 70'000 francs par année qu'il faut absolument compenser pour que la FSP puisse compter à moyen terme sur une base financière relativement saine. Elle ne serait plus en mesure d'assumer ses tâches de manière optimale si cette base venait à manquer.»

 

 

Ne pas jouer aux épiciers
«Quels sont vos souhaits pour la FSP ?»

 

«Je souhaite à la FSP qu'elle puisse compter encore plus de pêcheurs et de pêcheuses qui ne pensent pas qu'à leurs captures. Plus les problèmes qu'elle doit résoudre sont grands, plus la fédération doit être solide tant sur le plan de l'effectif de ses membres que sur le plan de ses finances. C'est  à cette condition qu'il sera encore possible de capturer des poissons dans nos eaux  dans 30, voire 50 ans.

 


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