Dans les réserves aussi
La pétition demande en outre que « des mesures appropriées pour réguler les populations » desdits oiseaux puissent aussi être appliquées dans les réserves ornithologiques « dans la mesure où elles toucheront peu les espèces d'oiseaux protégées qui y vivent ». La FSP attend que l'ordonnance sur les réserves d'oiseaux d'eau et de migrateurs d'importance internationale et nationale (OROEM) soit révisée à cette fin.
Le point de mire est la réserve ornithologique internationale du Fanel sur le Lac de Neuchâtel, près de Cudrefin .Depuis que le premier couple nicheur de cormorans y a été recensé en 2001, la population des oiseaux nicheurs a explosé depuis lors et croîtra encore s'il ne se passe rien. Des mesures s'imposent également ailleurs.
Dédommagement
La législation sur la chasse n'autorise pas de dédommagement pour les dégâts causés par les oiseaux piscivores, contrairement aux dégâts provoqués aux cultures agricoles par le gibier. Mais c'est un fait : les pêcheurs professionnels sont victimes des dégâts causés par les cormorans. Ces oiseaux piscivores trouent les filets, dérobent les poissons qui y sont capturés ou les blessent. Ainsi touchés, les poissons ne sont plus vendables. La FSP s'engage pour que les pêcheurs professionnels soient dédommagés à l'avenir. Il faut que la notion de dommage soit précisée dans ce but dans les dispositions légales qui règlent la chasse.
Au cas où on renoncerait à servir des indemnités aux pêcheurs professionnels et aux pisciculteurs, il faudrait pour le moins les autoriser à prendre des mesures individuelles de protection aussi contre les harles bièvres et les hérons cendrés encore protégés, autrement dit leur permettre d'abattre ce genre d'oiseaux. D'après le droit en vigueur, des mesures individuelles de protection ne sont autorisées qu'à l'égard des cormorans.
Chacun peut signer
Selon l'article 33 de la constitution fédérale, le droit de pétition est un droit fondamental. Contrairement au droit d'initiative et au droit de référendum, il peut être exercé sans formes spéciales de procédure. Chaque habitant, suisse ou étranger, ainsi que les jeunes n'ayant pas le droit de vote, peuvent signer la pétition. Les autorités à qui elle est adressée doivent en prendre connaissance, mais elles ne sont pas contraintes de donner suite à ses revendications. Même s'il ne peut pas lui être donné suite sur le fond, la pétition ne reste jamais lettre morte.
Ce sera aussi le cas pour la pétition sur les prédateurs. Pour obtenir des listes de signatures, on peut s'adresser à la Fédération Suisse de Pêche, Case postale, 8201 Schaffhouse ; sfv-fsp(at)gmx.ch; tél 079 794 68 03, ou on peut les télécharger via le site de la FSP. La récolte de signatures se termine à la fin d'avril 2008.