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« Monsieur FSP » à la retraite

Tobias Winzeler a déposé son mandat de chargé d'affaires de la Fédération suisse de la pêche, à la fin de février. Une époque a pris fin pour l'organisation faîtière de la pêche.

On ne donne pas à Tobias Winzeler les 66 ans qu'il invoque à l'appui de son retrait de la fonction de chargé d'affaires de la Fédération suisse de la pêche (FSP). Au contraire. Malgré les 18 ans passés aux commandes de la FSP et les 11 années précédentes consacrées au mandat de chargé d'affaires de la Fédération cantonale bernoise de la pêche (FCBP), c'est avec vivacité et un sourire moqueur au coin des lèvres que Tobias Winzeler prend part à un entretien informel. Il n'a rien perdu de sa vitalité et de son plaisir à travailler. Né le 30 janvier 1941, Tobias Winzeler a grandi à Thayngen et à Schaffhouse. Il a étudié le droit et la zoologie à l'Université de Zurich. Ses études terminées, il a effectué un stage de deux ans au Tribunal de district de Zurich et obtenu la patente d'avocat en 1971. Marié depuis 1975 à Erika Nobs, T. Winzeler est père de deux filles adultes.

Tobias Winzeler zélé...

Alors président de la FCBP, c'est Kurt Meyer, aujourd'hui président d'honneur de la FSP, qui a engagé ce jeune avocat en 1977. « Je venais d'oser faire un pas dans l'inconnu », reconnaît T. Winzeler. Il avait renoncé au job sûr d'un juriste à l'Office fédéral pour la protection de l'environnement de l'époque, pour se lancer dans l'existence risquée d'un avocat indépendant, et il s'était établi dans les respectables bureaux repris - y compris l'ameublement - d'une entreprise importatrice de rhum, sise à la Seilerstrasse No 27 à Berne. T. Winzeler est resté dans ces meubles et à cette adresse jusqu'à son dernier jour de travail. Et c'est seulement à cette occasion qu'il s'est débarrassé de ce mobilier, de même que de quelques quintaux de documents dont il a jugé ne plus avoir besoin. Ce détail illustre parfaitement le caractère conservateur dans le bons sens du terme, de Tobias Winzeler pour qui, ménager les ressources, est une préoccupation fondamentale.

...politique, lors de la remise des signatures pour l'initiative « Eaux vivantes » le 3 juillet 2006, avec de droite à gauche la chancelière de la Confédération Annemarie Huber, le président FSP W. Widmer et le vice-président H.U. Büschi.

Rapport sur l'Emme : le catalyseur
Les dossiers « loi fédérale sur la protection de l'environnement » et « loi fédérale sur la pêche », que T. Winzeler traitait à l'Office fédéral pour la protection de l'environnement le prédestinaient à la fonction qu'il exerça à la FCBP, bien que ne comprenant pas grand-chose à la pêche. C'est encore le cas aujourd'hui. Son expérience pratique se limite à une excursion au bord d'un lac de montagne de l'Oberland bernois, à l'occasion de laquelle une truite n'atteignant pas la mesure, a mordu à son hameçon. Que son « chef » ne s'y connaissait pas plus que lui à la pêche n'était pas dérangeant, puisqu'il était un politicien expérimenté. Le tandem Meyer-Winzeler s'est admirablement développé et a été complété avec compétence, pour la pêche, par le comité directeur de la FCBP et son inoubliable vice-président Heinrich Wiedmer.

...combatif, lors de la présentation de l'initiative « Eaux vivantes » à l'AD 2004 à Brunnen.

A partir de 1982, le rapport « Erhaltung der Emme als Fliessgewässer und Lebensraum für viele », dû principalement à l'effort bénévole de pêcheurs, a tenu lieu de catalyseur. T. Winzeler se souvient que ce rapport a été « en quelque sorte le terrain sur lequel a poussé tout ce qui avait un lien avec la renaturation des eaux et une protection contre les crues, proche de l'état naturel». C'est avec la collaboration de Walter Diethelm, chef de projet, que T. Winzeler a dirigé cette étude, première du genre. Elle a tenu lieu de base pour une initiative du WWF concernant l'aménagement des cours d'eau, initiative qui a pu être retirée dès le moment où l'administration a réagi en établissant une loi moderne sur l'aménagement des cours d'eau. L'initiative populaire de la FSP « pour la protection de nos eaux », dont le père spirituel est aussi T. Winzeler, est un produit du travail de pionnier sur l'Emme. Elle a abouti en 1984 en recueillant 176'000 signatures.

L'exemple du père
Le fait que l'initiative populaire n'a pas trouvé grâce devant le souverain en date du 17 mai 1992 n'est pas imputable à T. Winzeler, ni à son père qui l'a efficacement épaulé lors de l'examen des listes des signatures, ni non plus à la FSP et à son comité pour la campagne de votation. C'est en effet ce jour-là que le peuple votait sur la loi révisée sur la protection des eaux, qui tenait compte de différentes requêtes de l'initiative populaire. Cette loi avait le caractère d'un contre-projet indirect. « Personne n'aurait pensé à l'époque que des éléments essentiels de cette loi resteraient lettre morte et nous obligeraient à déposer au Palais fédéral, en juillet dernier, une nouvelle initiative sur la protection des eaux. » Mais ce que T. Winzeler

...content, lors de la conférence de presse du 21 janvier 2005 (lancement de l'initiative de la FSP), avec W. Stalder, journaliste au Tages-Anzeiger.

tait, c'est qu'il a de nouveau été l'élément moteur du lancement de l'actuelle initiative « Eaux vivantes ». Et ce que le père avait fait la première fois - procéder au dépouillement des listes des signatures - le fils l'a fait cette fois, à titre bénévole lui aussi, puisqu'il a renoncé à facturer des honoraires qui auraient atteint un montant à cinq chiffres (!).

Highlights : le Haut-Rhin....
Au cours des années et à côté des travaux de routine, qu'il a toujours effectués avec conscience et précision à un tarif spécial, T. Winzeler a bâti sa renommée sur sa connaissance parfaite de la législation concernant la protection des eaux et sur son rôle d'avocat qui défend avec expertise la cause des pêcheurs, ainsi que des adeptes de la protection de la nature et de l'environnement. Et cela surtout par rapport aux projets qui touchent les centrales hydroélectriques et l'aménagement des eaux.

...l'adroit,

Le Haut-Rhin et les installations hydroélectriques en discussion sur ce tronçon particulièrement sensible du Rhin sont un point fort de ses activités. Les requêtes et les oppositions que T. Winzeler a brillamment formulées et qui ont parfois abouti jusqu'au Tribunal fédéral, attestent de ses vastes et profondes connaissances spécifiques. Etayés par des arguments scientifiques irréfutables, ces documents sont des « traités » juridiques d'une haute habileté tactique. Tel est le cas pour les nombreux avis établis sur les projets de la législation fédérale, notamment sur les ordonnances sur la pêche et sur la protection des eaux, sur la responsabilité civile en matière de barrages, sur la loi sur le marché de l'électricité. Tous ces documents attestent l'équilibre parfait entre le scientifique et le juriste. « Le Haut-Rhin est - selon moi - une histoire à succès ». Voilà le bilan tiré par T. Winzeler.

... sociable, à l'occasion du repas qu'il a offert au CD pour son départ, avec de gauche à droite Werner Widmer, président FSP, Erika son épouse et Kurt Meyer, président d'honneur FSP.

... et le Rhône
Autre histoire à succès, son engagement contre les vidanges du barrage genevois de Verbois/Chancy-Pougny, auxquels on a définitivement renoncé entre-temps. Il convient encore de mentionner le lobbying en faveur de mesures généralisées de revitalisation de l'Aar dans les cantons de Berne, de Soleure et d'Argovie, ainsi que différentes interventions relatives à de nombreux projets de moindre envergure sur l'ensemble du pays. Les donneurs de mandat de T. Winzeler furent en règle générale la FSP et ses fédérations cantonales, ainsi que les organisations de protection de l'environnement et Aqua Viva, l'organisation faîtière de la protection des eaux, fondée à l'origine pour combattre les plans de navigation intérieure transhelvétique. « Aqua Viva doit subsister. Elle occupe une place importante car, à la différence de la FSP, elle ne défend que des intérêts non matériels ». Tel est le credo de T. Winzeler que ne partagent pas certains membres des instances dirigeantes de la FSP.

Donc, Tobias Winzeler a vidé son étude pour installer un bureau dans sa maison à Köniz. Il n'est apparemment pas encore question de retraite. Sous forme de mandat, il continue à s'occuper de l'initiative « Eaux vivantes » et se tient à la disposition de la FSP comme conseiller juridique. Aqua Viva pourra continuer à compter sur lui, comme du reste la Communauté de travail pour la renaturation du Haut-Rhin, dont il est le gestionnaire. Cependant, il aura plus de temps pour s'adonner à ses loisirs que sont la natation et les voyages, sans oublier les promenades qu'il accordera au bichon maltais de son épouse, absorbée par sa profession. Mais, comme jusqu'ici, Tobias Winzeler ne touchera pas à une canne à pêche.


Remerciements
C'est à la fin de 1977 que Tobias Winzeler est entré à la FCBP. Ses qualifications correspondaient à cent pour cent au profil de chargé d'affaires, poste qui venait d'être créé. T. Winzeler a également été à la hauteur des exigences concernant la politique de la fédération et les relations humaines. Il a su déceler rapidement et avec perspicacité les problèmes spécifiques et les problèmes relevant de la politique écologique. La fédération a été très impressionnée par sa gestion consciencieuse du secrétariat, par le haut niveau linguistique de ses procès-verbaux et, surtout, par son engagement dans les travaux qui ont conduit au lancement de la première initiative sur la protection des eaux.

En 1989, j'ai quitté la FCBP pour assumer la présidence de la FSP. Je fus alors très heureux de savoir T. Winzeler à mes côtés en tant que chargé d'affaires. Au niveau national aussi, il a effectué son travail - pour le bien de la fédération - avec la discipline, la vitalité et la circonspection qui lui sont propres. Très rapidement, il a trouvé le contact avec les fédérations cantonales et leurs membres, dont il s'est fait des alliés.

Tobias, je te remercie très cordialement !

Kurt Meyer, président d'honneur FCBP et FSP


Cher Tobias
« De toute confiance », voilà le qualificatif qui me vient spontanément à l'esprit pour entamer les quelques phrases que j'ai l'honneur d'écrire à son sujet, à l'occasion de ton départ. Nous nous sommes rencontrés chaque année à l'AD de la FSP, entre deux une fois ou l'autre lors d'une réunion ad hoc, d'une négociation sur une opposition contre une centrale hydroélectrique ou, fortuitement, dans le bus qui nous conduisait à Köniz, notre lieu de domicile commun. Dans l'exercice de ta fonction, tu as toujours agi de manière réfléchie et en te fondant sur des faits. Faire de l'effet n'était pas ton genre. Ton naturel te rendait sympathique. Il fut aussi la cause de ton succès auprès des présidents de la FSP, que tu as « servis ». A l'AD, j'ai toujours admiré ta vue d'ensemble et la discrétion avec laquelle tu pouvais glisser un petit papier à l'orateur qui avait peut-être oublié un nom dans son allocution de bienvenue. Tu as toujours été quelqu'un sur qui on pouvait compter, et tous deux, nous avons su respecter la « séparation des pouvoirs » entre l'administration et la fédération. Je t'en suis sincèrement reconnaissant. Et je souhaite que tu continues à engranger beaucoup de succès dans tes futures batailles juridiques.

Erich Staub, chef de la section pêche et faune aquatique à l'OFEV


Le concept de formation FSP sur pied

Le concept de la formation de base des pêcheurs, la situation sur le front des prédateurs, le point sur l'initiative « Eaux vivantes » et l'opposition à la centrale hydroélectrique de Kembs sur le Rhin, tels furent les points essentiels de la séance extraordinaire du Comité directeur de la FSP. 

Albert Demut, caissier central désigné, se sent visiblement à l'aise en compagnie des deux nouvelles collaboratrices du CD : Sarah Schläppi (à gauche) et Helena Diggelmann.

C'est le 31 mars que le Comité directeur (CD) de la FSP a siégé pour la première fois dans sa « composition transitoire ». Werner Widmer a souhaité la bienvenue, dans l'équipe de direction, aux nouvelles venues Helena Diggelmann (secrétariat) et Sarah Schläppi (procès-verbal). Albert Demut dont l'élection en tant que caissier central sera proposée à l'AD, siégait déjà pour la deuxième fois au CD. Celle-ci fut consacrée essentiellement à la discussion sur les cormorans (voir rapport spécial) et à la formation des pêcheurs et pêcheuses.

Le CD a pris connaissance avec satisfaction que l'Office vétérinaire fédéral OVF et que l'Office fédéral de l'environnement OFEV ont accordé leur bénédiction officielle au concept de la future

formation des pêcheurs et pêcheuses, concept élaboré sous la responsabilité de Rudolf Hauser avec la collaboration de Hansjörg Dietiker (Petri-Heil). Comme on le sait les candidates et candidats à un permis de pêche devront - dès 2009 - détenir une attestation de connaissances suffisantes par rapport à la protection des animaux. Le Comité central de la FSP a approuvé cette contrainte, dans la mesure où la formation est mesurée sur le plan matériel. Il a par contre refusé tout élément obligatoire supplémentaire qui aurait dépassé ce cadre logique.

Le brevet du pêcheur comme base
Le concept de formation 2009 de la FSP s'en tient donc à ce cadre. Il est fondé sur le brevet suisse du pêcheur sportif créé et géré par le magazine Petri-Heil ; ce brevet a subi l'épreuve du temps. Moyen didactique qui se prête à l'étude individuelle, il sera révisé et enrichi par des éléments qui satisfont aux exigences de l'attestation de connaissances en matière de protection des animaux. Il sera édité dans les trois langues nationales principales. Les instructeurs nécessaires pour dispenser la formation et pour faire passer le brevet seront formés uniformément. Les sociétés de pêche ou les cantons organiseront les sessions pour l'obtention du brevet ou pour le contrôle des résultats permettant aux candidats de recevoir l'attestation de connaissances. Les cantons peuvent offrir des cours, mais le volet réservé à la protection des animaux doit être sanctionné par l'OVF. Pour les informer sur la pratique de la pêche, la Confédération mettra une brochure à la disposition des candidats et candidates à un permis ne nécessitant pas d'examen. Celle-ci contiendra des informations générales se rapportant à la protection des animaux et à la pêche. Tous les détails ne sont pas encore connus. Le travail se poursuit selon le concept-cadre; les résultats seront communiqués en temps opportun.

« Oui à des eaux vivantes »
L'association « Oui à des eaux vivantes » a pu être créée officiellement après que la FSP, Pro Natura, le WWF et la Fondation de la Greina, ses quatre membres fondateurs, en ont approuvé les statuts. L'association dirigée par le président de la FSP a pour but de poursuivre professionnellement les travaux relatifs à l'initiative « Eaux vivantes », en particulier sur le plan politique (lobbying) et sur celui de la communication (relations publiques et communication). Un poste à hauteur de 20 pour cent sera créé et confié à une personnalité habilitée à gérer les affaires. La FSP a donné à Tobias Winzeler le mandat de représenter la FSP dans l'organe directeur de cette nouvelle association qui devrait être élargie à d'autres organisations.

Opposition contre Kembs
La concession pour la centrale hydroélectrique de Kembs sur le Rhin (Alsace) doit être renouvelée. Dans le cadre de cette procédure il convient de faire aboutir de nombreuses requêtes touchant l'écologie, la protection des eaux, la protection de la nature et la pêche. Ces revendications ne sont autres que celles contenues notamment dans la convention pour la protection du Rhin et dans le programme de développement « Rhin 2020 », arrêté en 2001 par la Conférence ministérielle sur le Rhin. Pour arriver à leur but, plusieurs organisations de protection de l'environnement et de la nature - suisses, françaises et allemandes - ont fait opposition. La FSP compte à leur nombre, sur décision unanime du CD. Il incombe à Tobias Winzeler de défendre ses intérêts. Il représente par la même occasion les fédérations de la pêche de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne, Pro Natura (Suisse et Bâle), AQUA VIVA et la S.A. pour la renaturation du Haut-Rhin.

Le CD a aussi chargé Urs Zeller, responsable du ressort Eaux et environnement, de représenter la FSP dans la commission chargée du suivi écologique dans le cadre du renouvellement de la concession pour la centrale hydroélectrique de Ryburg-Schwörstadt, sur le Haut-Rhin.


Ça bouge du côté des oiseaux

Il semble que plusieurs choses se mettent en mouvement sur le « front des oiseaux ». Le canton de Neuchâtel talonne l'OFEV et W. Geiger, sous-directeur de l'OFEV, veut empoigner plus énergiquement le dossier des cormorans.

C'est le 19 mars que la « rencontre au sommet » entre le président de la FSP et celui de l'Association suisse pour la protection des oiseaux ASPO a eu lieu ; cette rencontre avait été projetée en décembre dernier, lors du traditionnel échange de vues entre la présidence de la FSP et les hauts responsables de l'OFEV, pour la pêche. Organisé et modéré par Willy Geiger, sous-directeur de l'OFEV, l'entretien entre Werner Widmer de la FSP et le conseiller national Ruedi Aeschbacher de l'ASPO s'est pour ainsi dire déroulé dans le nomans'land, entre les lignes de démarcation des deux fronts.

De ce premier échange au niveau le plus élevé, il est résulté que W. Geiger semble avoir réalisé qu'il était personnellement interpellé en tant que responsable de l'OFEV en la matière. Selon le compte rendu de Werner Widmer à la séance extraordinaire du CD du 31 mars, W. Geiger veut résoudre personnellement le conflit de plus en plus vif concernant les cormorans qui nichent en Suisse, en particulier au Fanel au bord du Lac de Neuchâtel. Il a donc fait part de son intention d'organiser, au courant d'avril, une nouvelle séance urgente du comité de résolution des conflits (la date de cette réunion n'était pas encore connue au moment de la clôture de la rédaction de la présente édition).

166 couples nicheurs au Fanel
Il est vrai que la situation dans la réserve ornithologique du Fanel est dramatique et nécessite urgemment des actions. Selon la station ornithologique de Sempach, 166 couples nicheurs y ont été recensés. Le plan de mesures estival 2005, adopté aussi bien par la FSP que par l'ASPO, prévoit que si 100 couples nicheurs sont recensés dans l'une des cinq colonies nicheuses tolérées au maximum, le comité de résolution des conflits ne doit pas seulement siéger, mais il doit impérativement fixer les mesures visant à régulariser les effectifs. Le comité en charge du Fanel a déjà siégé deux fois sans pour autant lancer d'interventions concrètes. Par l'intermédiaire de son chargé d'affaires, W. Müller, l'ASPO s'est toujours montrée inflexible en déclarant que des interventions dans la colonie nicheuse n'étaient pas admissibles, faute de base légale.

Lors de la « rencontre au sommet », le conseiller national Aeschbacher a également adopté cette attitude fondamentaliste. Or le droit en vigueur autorise des interventions, pour autant que les cantons concernés en fassent la demande auprès de l'office fédéral compétent, en l'occurrence l'OFEV. A l'initiative du conseiller d'Etat Fernand Cuche (Parti des Verts), le canton de Neuchâtel est intervenu entre-temps (voir JSP/Petri-Heil 4/07). Selon Thierry Potterat, vice-président de la FSP pour la Romandie, la première démarche n'ayant pas eu le succès escompté, il a fallu encore intervenir auprès du chef de la section de la chasse à l'OFEV, Reinhard Schnidrig. L'attitude de W. Geiger à la « rencontre au sommet » a sans doute été influencée par le fait que le canton de Neuchâtel n'a pas relâché sa pression.

La dernière chance
La position de la FSP défendue par Werner Widmer n'a pas changé. Si, à l'occasion de la troisième séance du comité de résolution des conflits, on s'en tient aux belles paroles sans que des interventions ne soient décidées, le plan de mesures 2005 ne sera que coquille vide. Il ne s'agit pas de tirer à l'aveugle dans la région concernée. D'autres mesures plus douces sont propres à régulariser les effectifs. L'ASPO, elle-même, n'a aucun intérêt à ce que l'on ne contrôle plus la situation, selon R. Aeschbacher qui a donc approuvé une nouvelle rencontre et annoncé une intervention parlementaire. Par voie de motion, il entend obliger la Confédération à dédommager les pêcheurs professionnels des dégâts que les cormorans causent à leurs filets.

Jusqu'ici la Confédération a refusé la requête - matériellement fondée - visant à dédommager les pêcheurs professionnels des dégâts que les cormorans occasionnent à leurs filets. Il est vrai qu'ainsi on ne ferait qu'atténuer les symptômes sans s'attaquer vraiment à la cause du problème des cormorans. Autrement dit, on n'échappera pas à des interventions appropriées (effarouchement, interventions dans les couvées, notamment) au Fanel ou, à la rigueur, dans d'autres colonies de nicheurs. Aux yeux de Werner Widmer, la rencontre d'avril sera « la dernière chance de régler efficacement, à temps et diplomatiquement, cette épineuse affaire. »

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