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Après le non du Conseil fédéral : maintenant plus que jamais!

«Maintenant plus que jamais !». Prêt au combat, le président de la FSP Werner Widmer, a réagi en ces termes après le non du Conseil fédéral du 8 juin à l'initiative pour la renaturation.

Voici comment ça devrait être. Des « Eaux vivantes » ne sauraient être mieux illustrées que par cette truite de lac remontant la Versoix, que l'objectif de Jean-Pierre Moll, notre collègue pêcheur genevois, a réussi à immortaliser.

Personne ne s'attendait plus à un rejet de l'initiative par le Conseil fédéral, alors qu'on savait publiquement que le chef du DETEC avait proposé le 30 mai à ses collègues du gouvernement de lui opposer un contre-projet indirect et qu'il avait été chargé d'établir quelques faits supplémentaires. Dix jours après, tout avait changé : le gouvernement fédéral ne voulait plus rien entendre d'un compromis. En invoquant de faux prétextes, il a sèchement rejeté l'initiative populaire de la FSP et infligé de ce fait un camouflet à plus de 160'000 électeurs et électrices qui, comme la FSP, sont d'avis qu'il est grand temps de prendre résolument en main la réalisation du mandat constitutionnel et légal de procéder à l'assainissement et à la renaturation des eaux dégradées.

« Déception et indignation»
La réaction de la FSP a été claire. Dans un communiqué de presse publié intégralement sous www.sfv.fsp.ch, elle a fait part de sa déception et de son indignation et a relevé que par la dureté de son refus, le gouvernement fédéral «ne compromettait pas seulement l'exécution du droit sur la protection des eaux, mais qu'il mettait également en danger les habitats et la diversité des espèces animales et végétales vivant dans les cours d'eaux».

La FSP ne peut pas du tout comprendre pourquoi le Conseil fédéral se refuse à faire appliquer des dispositions en vigueur depuis longtemps. Elle ne croit pas trop à ce que le Conseil fédéral affirme dans son communiqué de presse, savoir qu'au vu de l'état actuel des cours d'eau, il est nécessaire d'agir et d'appliquer les lois de manière conséquente. La même Confédération s'est en effet montrée trop complaisante depuis toujours à l'égard du train-train des cantons.

Mauvais prétextes
Le second argument invoqué, soit que le droit revendiqué pour les organisations de défense de l'environnement d'exiger par voie juridique l'introduction de procédures pour la renaturation, pourrait générer «une vague de propositions de projets et de procédures lancées par les associations...», est tiré par les cheveux. Aussi longtemps que les autorités compétentes ne négligeront pas leurs devoirs, la FSP et les organisations qui lui sont proches ne devront pas recourir à la justice. Et en peignant le diable sur la muraille tout en prétendant que l'initiative désavantagerait économiquement la production d'hydroélectricité « notamment la production d'énergie de pointe importante pour garantir l'approvisionnement », le Conseil fédéral est proche de la contrevérité. L'énergie de pointe est avant tout une machine à produire de l'argent aux centrales qui se remplissent les poches sur le marché européen de l'électricité. Elle n'est pas un facteur déterminant pour la sécurité de l'approvisionnement. En cas d'acceptation de l'initiative, les interruptions de la production de courant ne seraient pas plus conséquentes. L'avis des experts diverge à ce sujet : si le droit régissant la protection des eaux était respecté, il pourrait en résulter des pertes dans la production. Celles-ci pourraient sans autre être compensées par l'assainissement des installations vétustes et par une utilisation plus efficace de l'énergie.

En bref, la FSP dispose de suffisamment d'arguments solides. Le conseiller fédéral Leuenberger le sait, lui qui, dans l'édition de la NZZ du 9 juin, déclarait soutenir sur le fond les requêtes de l'initiative et lui prédisait de «bonnes chances» auprès du peuple. Que voulons-nous de plus ?


Prédateurs : attendre Godot ?

La manière de traiter le dossier des prédateurs et plus particulièrement le problème de la « colonie nicheuse du Fanel » fait de plus en plus penser à « En attendant Godot », la pièce de théâtre de Samuel Beckett.

Dans cette oeuvre, les deux protagonistes ne bougent pas, parce qu'ils doivent attendre Godot dont ils ne savent pas qui il est, s'il viendra et quand. Dans cette pièce du théâtre de l'absurde, Godot ne viendra pas du tout. Donc, il ne servait à rien de l'attendre. C'est ce qui arrive à la FSP en relation avec la réserve naturelle du Fanel au bord du Lac de Neuchâtel. Plus de 160 couples nicheurs de cormorans colonisent les deux îles qui y ont été artificiellement aménagées. Selon le plan de mesures « Cormoran et pêche» convenu pour l'été, le comité de résolution des conflits doit être convoqué dès que cinq colonies nicheuses de cormorans ou plus de 100 couples nicheurs sont dénombrés. Le comité du Fanel s'est réuni à deux reprises, a discuté et est reparti à chaque fois sans avoir décidé une quelconque mesure contre l'expansion des hôtes estivaux peu aimés. On ne peut s'empêcher de penser à une gentille partie de thé.

Willy Geiger, sous-directeur de l'OFEV, a un problème au Fanel. Il veut le résoudre avec le groupe de travail « Cormoran et pêche ».

L'OFEV hésite
Après plusieurs interventions de la FSP, mais aussi du conseiller d'Etat neuchâtelois Fernand Cuche (parti des verts !), Willy Geiger, sous-directeur et responsable du dossier à l'OFEV, a signalé aux parties en cause qu'il convoquerait le groupe de travail « Cormoran et pêche » pour discuter de la procédure à suivre. Le 19 mars, à l'occasion d'une « rencontre au sommet » entre la FSP, l'Association pour la protection des oiseaux (ASPO) et l'OFEV, il avait été question d'un rendez-vous en mai. Ce terme est rapidement tombé à l'eau en raison des vacances du directeur de l'ASPO. A la clôture de la rédaction de la présente édition, on parlait d'une date possible en août. Toujours est-il que le 1er juin, lorsque le Comité directeur a tenu sa première séance avec Laurent Giroud et Roland Seiler, les deux nouveaux membres élus par l'Assemblée des délégués du 5 mai, aucune date définitive n'avait été retenue pour une réunion du groupe de travail. On continue donc d'attendre, pas Godot espérons-le.

Révision de la loi sur la chasse
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a demandé à l'OFEV de procéder à la révision partielle de la loi sur la chasse et de s'occuper à cette occasion du problème des oiseaux piscivores. Un peu de baume sur les plaies de la FSP. Mais attendons de voir s'il ne s'agit pas que d'une vague lueur trompeuse à l'horizon.
Pour l'heure, la FSP se réserve d'entreprendre quelque chose si le groupe de travail n'arrive pas à des résultats concrets, pour autant qu'il siège. La dénonciation unilatérale du plan de mesures est une des possibilités d'action parmi bien d'autres. Le Comité directeur décidera de la marche à suivre avant les vacances d'été, lors d'une séance extraordinaire.


La FSP contre l'interdiction de pêcher dans les parcs naturels

La FSP prend position contre l'interdiction de pêcher prévue par l'ordonnance des parcs.La FSP prend position contre l'interdiction de pêcher prévue par l'ordonnance des parcs.

La création de parcs d'importance nationale doit être encouragée. Tel est l'objectif de la révision partielle de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN). L'ordonnance des parcs doit régler les détails. Or cette ordonnance prévoit d'interdire certaines activités aux utilisateurs, en particulier la pêche, la chasse et la cueillette de champignons. C'est la raison pour laquelle la FSP s'est invitée à la procédure de consultation.

Dans sa prise de position, la FSP critique cette attitude «hostile aux utilisateurs ». Elle ne comprend surtout pas qu'on restreigne - comme c'est prévu - les activités des utilisateurs dans les parcs périurbains aussi. « Même si elle allait moins loin, la réglementation (...) ne compromettrait pas les buts que vise la protection. Le principe qui veut que les adeptes de la protection sont les « bons » et les utilisateurs les « méchants » ne correspond plus à la philosophie de notre société moderne des loisirs » dit la FSP et elle rappelle que dans des parcs nationaux d'Europe du nord et d'outre-mer, de réputation mondiale, la liberté de mouvement est garantie à une large échelle.

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