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Schweizerischer Fischerei-Verband Fédération Suisse de Pêche
Federaziun Svizra da Pestga Federazione Svizzera di Pesca

NEWSLETTER 31.8.2010

Schweizerischer Fischerei-Verband (SFV) kritisiert Bauern
Gewässerschutz: bauernschlau das Parlament aushebeln!

Der Schweizerische Fischerei-Verband ärgert sich über den Angriff des Schweizerischen Bauernverbandes auf die Gewässerschutzrevision. Mit der Revision haben die eidgenössischen Räte im Dezember 2009 den Fischern ermöglicht, ihre Volksinitiative „Lebendiges Wasser“ zurückzuziehen. Dieser sorgfältig erarbeitete Kompromiss darf jetzt nicht bauernschlau hintertrieben werden. Damit würde die Glaubwürdigkeit des Parlaments aufs Spiel gesetzt.

Bi. Um was geht es? Die 2006 mit über 161'000 Unterschriften vom Schweizerischen Fischerei-Verband SFV eingereichte Volksinitiative „Lebendiges Wasser“ hat viel ausgelöst: Bundesrat, National- und Ständeräte, Kantone, Wasserwirtschaft und Initianten haben sich auf einen griffigen Gegenvorschlag geeinigt: die Revision des Gewässerschutzgesetzes. Damit wurden die Forderungen der Initiative weitgehend erfüllt, die Fischer konnten ihre Initiative zurückziehen.

Seltsamer Angriff der Bauern
Für die Umsetzung der Parlamentsbeschlüsse hat nun das Bundesamt für Umwelt die nötigen Verordnungsänderungen vorgelegt. Inakzeptabel ist für den Fischerei-Verband, dass die Bauern zum Grossangriff gegen das Kompromisswerk blasen. Denn die  Verordnungen setzen um, was das Parlament beschlossen hat. 

Pufferzonen und Land dringend nötig
Ein zentraler Punkt sind die Pufferzonen zwischen landwirtschaftlich genutztem Land und Bächen, Flüssen oder Seen. Das Gewässerschutzgesetz verpflichtet die Kantone, den Raumbedarf für die natürlichen Funktionen der Gewässer, des Hochwasserschutzes und der Gewässernutzung festzulegen. Dass der Bund Minimalanforderungen festlegt, erachtet der SFV als zwingend, damit die Kantone vor Druckversuchen der Landwirtschaft geschützt sind. Die in letzter Zeit gehäuften Gewässervergiftungen durch Gülle zeigen, wie wichtig Pufferzonen mit eingeschränkter Nutzung sind.
Eines der zentralen Ziele der Revision ist die Reduktion der negativen Auswirkungen des von vielen Kraftwerken praktizierten Schwall-Sunk-Betriebs (siehe Box). Dazu ist aber der Bau von Ausgleichsbecken nötig. Auch dafür braucht es Land.

Affront gegenüber Parlament
Es ist unverständlich, dass die Bauernpolitiker auf diesen Zentralnerv der Vorlage losziehen. Damit stellen sie einen mühsam erarbeiteten Kompromiss in Frage. Es ist staatspolitisch höchst gefährlich, wenn nach der Gesamtabstimmung durch die eidgenössischen Räte Interessengruppen versuchen, die (entscheidende) Umsetzung gegen den Willen des Gesetzgebers zu beeinflussen. Gemäss Fischereiverband darf sich das Parlament dieses bauernschlaue Vorgehen nicht bieten lassen.

Schwall-Sunk
In der Schweiz betreiben 130 Kraftwerke zur Maximierung ihrer Gewinne ein ökologisch schädliches Schwall-Sunk-Regime. Von den Kraftwerken verursachte Flut- und Niedrigwasser führen zum starken Anstieg (Schwall) und Rückgang des Flusspegels (Sunk), wodurch auch die Flussbreite stark variiert. Dabei verenden täglich hunderte, oder gar tausende von Fischen und unzählige Kleinlebewesen!

 

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La Fédération Suisse de Pêche (FSP) critique le monde paysan
Protection des eaux : la ruse des paysans pour «blackbouler» le Parlement !

La Fédération Suisse de Pêche est en colère suite à l’attaque en règle de l’Union Suisse des Paysans contre la révision de la Loi sur la Protection des Eaux. C’est en 2009 que les Chambres fédérales ont mis sur pied cette révision, permettant ainsi aux pêcheurs de retirer leur initiative populaire « Eaux Vivantes ». Ce compromis élaboré soigneusement ne doit pas être mis à mal par la fronde paysanne. C’est la crédibilité du Parlement qui serait ainsi mise en cause.

Bi. De quoi s’agit-il ? L’initiative populaire fédérale de la Fédération Suisse de Pêche, qui avait réuni plus de 161'000 signatures en 2006, a beaucoup fait bouger les choses : le Conseil fédéral, le Conseil national, le Conseil des Etats, les cantons, les milieux de l’économie hydraulique ainsi que les initiants sont parvenus à un accord sur un contreprojet cohérent et s’appuyant sur une révision de la Loi sur la Protection des Eaux (LPE). Ainsi les principales exigences de l’initiative ont été largement prises en compte et les pêcheurs ont pu retirer leur initiative.

Etrange attaque du monde paysan
Afin de réaliser les décisions du Parlement, l’Office fédéral de l’Environnement a donc élaboré les modifications nécessaires à l’Ordonnance sur la Protection des Eaux. Du point de vue de la Fédération Suisse de Pêche, il est absolument inacceptable que le monde paysan mène une attaque de grosse envergure contre ce travail de compromis, alors que ces modifications sont la concrétisation de ce qui a été décidé par le Parlement.

Des zones tampon et des terrains : une urgence !
Les zones tampon situées entre les terrains dévolus à l’agriculture et les ruisseaux, rivières et lacs sont un enjeu capital. La Loi fédérale sur la Protection des Eaux oblige les cantons à fixer les surfaces nécessaires aux fonctions naturelles des eaux, à la protection contre les crues ainsi qu’à l’utilisation des eaux. La FSP considère indispensable que la Confédération fixe les exigences minimales obligatoires afin que les cantons soient protégés des tentatives de pression de la part du monde paysan. Les nombreuses pollutions au lisier constatées dernièrement démontrent l’importance de ces zones tampon ainsi qu’une limitation de l’utilisation de ces sols.
Un des objectifs principaux de cette révision est la réduction des effets négatifs provoqués par les nombreuses centrales hydroélectriques qui pratiquent une gestion par éclusées (voir encadré). Il est dans ce cas indispensable de construire des bassins de rétention. Là aussi il faut réserver les terrains nécessaires.


Un affront envers le Parlement
Il est incompréhensible que les représentants politiques du monde paysan tirent à boulets rouges sur cet aspect central du projet. Ils remettent ainsi en question un travail de compromis patiemment élaboré. Du point de vue de la politique nationale, il est extrêmement dangereux que des décisions parlementaires fédérales démocratiquement admises puissent être remises en cause de la sorte par un groupe d’intérêts, en essayant d’influencer des décisions cruciales contre la volonté du Législateur. Selon la Fédération Suisse de Pêche, il est nécessaire que le Parlement ne se laisse pas déborder par ce putsch du monde paysan.

Eclusées
En Suisse, 130 centrales hydroélectriques augmentent leurs gains en adoptant le régime écologiquement dommageable des éclusées. Les marnages (écarts de débit entre les hautes et basses eaux) causés par ces centrales, mettent à sec et inondent successivement le lit majeur des cours d’eau. Ces variations de débit répétées journellement provoquent des dégâts considérables à la faune des rivières. Plusieurs centaines, voire des milliers de poissons et d’innombrables macro-invertébrés en périssent chaque jour.